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Michał Janota garde la tête sur les épaules

Michał Janota

Michał Janota

Michał Janota, actuellement prêté par Feyenoord à un autre club de la ville de Rotterdam, l’Excelsior, est un jeune attaquant prometteur. Natif de Gubin et âgé d’à peine 19 ans, il est déjà conscient qu’il doit absolument s’inscrire dans la régularité et ne pas griller les étapes. Titulaire dans son équipe actuelle et souvent présent avec la sélection Polonaise espoir, ses performances commencent à prendre de l’ampleur. Ce que n’a pas manqué de remarquer Leo Beenhakker, entraîneur du Feyenoord et ex-coach de la sélection A de la Pologne.

Car celui-ci a déjà proposé une prolongation à Michał, alors que son contrat avec Feyenoord court jusqu’en 2011. « Il y a quelques semaines, Leo Beenhakker m’a suggéré de prolonger mon contrat. Mais je reste concentré sur l’Excelsior, où je suis prêté, et où j’ai l’occasion de jouer, de progresser et de m’exprimer. » A-t-il expliqué à la PAP (Agence de Presse Polonaise). « Pour l’instant je me sens bien. J’évolue parfois en tant qu’avant-centre, et d’autres fois sur les ailes, même si la polyvalence n’est pas mon fort et que je préfère évoluer en milieu offensif, juste derrière l’attaquant. » Pour l’instant, Michał n’a toujours pas donné sa réponse quant à cette fameuse prolongation. Il préfère ne pas se presser et se laisser le temps de la réflexion, qualité rare dans le football actuel.

Michał Janota au Feyenoord

Michał Janota au Feyenoord

Michał Janota est arrivé en 2006 au Feyenoord, après avoir été pré-formé au Zielona Góra. Il a dû attendre la saison dernière pour apparaître avec l’équipe A (8 fois, pour 2 buts marqués). Puis est venue cette proposition de prêt à l’Excelsior, qu’il a acceptée. En principe, son prêt court jusqu’à la fin de la saison, mais une clause prévoit un possible retour dès janvier. Chose que Michał refuse catégoriquement. « On parle de mon retour lors du mercato d’hiver, mais je veux rester ici jusqu’en juin. Je n’oublie pas mes coéquipiers et j’ai bien l’intention de les aider. Surtout que je n’ai aucune garantie de jouer à Feyenoord. La saison dernière, j’ai bien joué quelques matchs, mais j’ai eu de la chance : c’était uniquement parce que d’autres joueurs étaient blessés. Autrement, je me suis toujours produit avec l’équipe junior, et ça ne m’intéresse pas. »

Progressant lentement mais sûrement, la saison en cours s’annonce cruciale pour Janota. Il a déjà marqué 4 buts en 6 rencontres, ce qui représenterait un rythme de croisière idéal en vue d’une prochaine et éventuelle intégration dans l’équipe A du Feyenoord. Ceci est sa prochaine étape, il ne faut pas qu’il rate le train. Ni pour sa carrière, ni pour l’avenir de la sélection Polonaise.

La venue de Luciano Spalletti est-elle possible ?

Le nom de Luciano Spalletti a récemment été associé au Zenith St Petersburg, et bien que les probabilités de le voir nommé sélectionneur de la Pologne restent faibles, celles-ci ne sont pas nulles. Tout simplement parce que Zbigniew Boniek – ancien joueur de la Roma – a pris contact avec Spalletti, le jour même de sa démission du club de la Louve. Outre les politesses d’usage, ils ont discuté brièvement de ce poste de sélectionneur. Spalletti, dont les pourparlers avec le Zenith étaient déjà bien avancés au moment de cette discussion, a décliné l’offre mais n’a pas complètement fermé la porte. Alors, quels sont les arguments valables pour croire en une telle nomination ?

Luciano Spalletti

Luciano Spalletti

Tout d’abord, sur le plan des structures, on sait tous que la Pologne organisera l’Euro 2012, et que jouer une telle compétition à la tête de l’équipe organisatrice est toujours un sentiment spécial. Au niveau financier, le problème ne sera posera sûrement pas. La PZPN, via Grzegorz Lato, a déjà expliquée qu’elle mettrait le paquet pour trouver un entraîneur parfait. Le mot d’ordre est que l’Euro doit être une réussite tant sur le plan organisationnel que sportif. Le premier point étant sur la bonne voie, nul doute que si un entraîneur de gros calibre accepterait un éventuel accord, les arguments financiers seraient revus nettement à la hausse. Rappelons que Leo Beenhakker touchait déjà dans les 40.000€ mensuels, ce qui représente un joli salaire pour un sélectionneur national.

De façon réaliste, le seul hic pourrait être le point de vue sportif. La Pologne possède une équipe assez démotivée, ses meilleurs joueurs évoluent au Celtic ou des clubs de second rang Allemands ou Grecs, et aucun leader technique ne semble se démarquer. De plus, l’expérience que possèdent certains de ces joueurs, à l’instar de Marcin Żewłakow ou Artur Boruc, a rarement été mise à profit, surtout ces derniers temps. Mais ne serait-ce pas là un motif de challenge ? On peut rêver.

Le prochain sélectionneur sera-t-il étranger ?

Grzegorz Lato

Grzegorz Lato

Probablement, oui. C’est en tout cas ce qu’a déclaré Grzegorz Lato, le Président de la PZPN, à la suite de la réunion dont le mot d’ordre était la résiliation du contrat de Beenhakker. Le successeur de ce dernier, selon Lato, « ne devra pas simplement être bon, mais parfait. Le sujet de la nationalité de l’entraîneur fut abordée juste après la défaite en Slovénie, mais avec l’Euro 2012 approchant, en plus des investissement réalisés pour obtenir cette compétition, nous n’avons pas le droit à l’erreur. »

Un tel critère concernant le prochain sélectionneur écarte donc d’office les techniciens Polonais. Le Président, comme pour étayer sa thèse, a cité l’exemple Anglais. L’argument n’est peut-être pas le bon, la différence de standing entre la Pologne et l’Angleterre étant assez conséquente, mais l’intention est là. Fabio Capello a réussit des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2010 quasi-parfaits, et Sven-Göran Eriksson – malgré les critiques – a disputé le Mondial 2002, l’Euro 2004 et à nouveau le Mondial en 2006. Steve McLaren, le seul Anglais des trois, n’a pas réussi à qualifier son équipe pour l’Euro 2008.

Quel successeur pour Leo Beenhakker ?

Fédération Polonaise de Football

Fédération Polonaise de Football

Alors que les médias vont certainement élaborer un chapelet de nouveaux sélectionneurs potentiels, Grzegorz Lato lui, va devoir en trouver un, et un seul. Comme il l’a déjà déclaré, un intérimaire devrait rapidement être nommé. Mais si les choses se passent bien, alors, pourquoi ne pas le conserver en vue de l’Euro qui se jouera à domicile ?

Car pendant près de 3 ans, la Pologne ne jouera quasiment que des matchs amicaux – rappelons que l’organisation d’un Championnat d’Europe abroge le droit à son (ou ses) organisateur(s) d’être qualifié directement. Le travail de ce nouveau sélectionneur sera donc d’analyser les problèmes avec les joueurs qui resteront, de trouver des remèdes efficaces et de préparer l’équipe au mieux. En somme, il aura énormément de travail en reprenant un chantier si vaste.

Pour Zbigniew Boniek, ancienne gloire de la Roma, de la Juventus et du Widzew Łódź, le candidat idéal est Jerzy Engel, qui connaît bien la maison puisqu’il a été sélectionneur entre 2000 et 2002. Les paroles du natif de Bydgoszcz auront-elles un poids dans la décision de son ex-coéquipier Grzegorz Lato ?

Leo Beenhakker limogé par Grzegorz Lato

La nouvelle a été annoncée dès la fin de la débâcle, hier soir à Maribor, par la télévision Polonaise. Leo Beenhakker a été limogé par Grzegorz Lato, actuel Président de la Fédération. Cette éviction met un terme à 3 années de collaboration, faite de bons et de mauvais moments.

Leo Beenhakker limogé

Leo Beenhakker limogé

Successeur de Paweł Janas, Beenhakker avait été choisi parce que Michał Listkiewicz, alors Président de la PZPN, souhaitait importer des méthodes de travail étrangères et plus performantes que ce qui se faisait en Pologne. C’était le 16 août 2006. Auréolé de 3 titres de champion d’Espagne avec le Real, et un bilan identique aux Pays-Bas (Ajax (2) et Feyenoord), il venait de qualifier la modeste équipe de Trinité-et-Tobago pour le Mondial en Allemagne. Son expérience, il la transmettra à la sélection Polonaise, qui réalise d’excellentes qualifications pour l’Euro 2008, terminant en tête devant le Portugal, la Serbie, la Finlande et la Belgique. Puis, cela s’est moins bien passé, puisque la Pologne n’obtiendra qu’un seul point et finira bonne dernière de sa poule lors de la phase finale de la compétition. La suite, vous la connaissez.

Maintenant, Grzegorz Lato va devoir prendre une importante décision : désigner le successeur de Beenhakker. Mais il a d’ores et déjà déclaré qu’un entraîneur intérimaire terminerait les qualifications.

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