Articles par mots-clé : Jerzy Engel

Le football Polonais a besoin d’une révolution

Leo Beenhakker

Leo Beenhakker

Tels sont les mots de l’ex-sélectionneur de la Pologne, Leo Beenhakker. Si la chose paraît évidente, le technicien néerlandais ne se contente pas de ces quelques mots et donne bien volontiers une explication. Sa vision des choses. « Qu’est-ce qu’il manque aux Polonais pour faire partie du Top 10 Européen ? Des structures et de la formation. Il n’y a pas de pénurie de talents en Pologne, soyez-en certains. Mais ces jeunes sont mal informés, et mal guidés. Il faut aussi former de jeunes entraîneurs au haut niveau. »

Selon lui, le problème viendrait également de certains anciens qui rechignent à laisser leur fauteuil. « Je ne crois pas qu’Antoni Piechniczek [vice-président de la PZPN] et Jerzy Engel [Responsable de la formation] soient prêts à une révolution. Leur seul objectif est de survivre dans ce milieu. Ils ne souhaitent rien changer car dans le football moderne, ils n’ont pas leur place. Ils ne seraient pas en mesure de se maintenir. »

Des propos qui ont le mérite d’être francs. Un pavé dans la marre ?

Nouveau sélectionneur connu le 3 novembre

La PZPN a déclaré que le prochain sélectionneur nationale serait connu, au plus tard, le 3 novembre. Celui-ci ferait donc ses débuts 11 jours plus tard, lors de la réception de la Roumanie, en match amical. La liste des candidats est longue – on parle d’une quinzaine de noms, dans les médias, dont le Suèdois Lars Lagerbäck, le Français Jean Tigana ou encore l’Italien Luciano Spaletti. Principalement des étrangers, mais la porte n’est évidemment pas fermée aux locaux, puisqu’il se murmure que Stefan Majewski pourrait également être reconduit jusqu’à l’Euro, en 2012.

Grzegorz Lato

Grzegorz Lato

Toujours selon des rumeurs, l’Association ne serait pas non plus très active quant à cette recherche. Ne ratissant pas beaucoup parmi les entraîneurs possibles, elle serait plus un acteur passif, et attendrait simplement les candidatures. « Nous sommes en attente jusqu’à la fin de la semaine pour les candidatures. Des Polonais, mais aussi des étrangers. » A expliqué Jerzy Engel, directeur de la PZPN. « Lundi, j’ai reçu des appels de trois agents d’entraîneurs étrangers. Mais ils ne voulaient pas mentionner leur nom pour l’instant. »

Par ailleurs, la commission chargée d’étudier les profils en a déjà rejeté quatre. Il s’agit de l’Allemand Lothar Matthäus, du Nord-Irlandais Lawrie Sanchez, de l’Espagnol Javier Clemente et de l’Italien Alberto Zaccheroni. Certes, il ne s’agit pas de la crème des managers, mais la PZPN viserait-elle si haut ? Si le successeur de Majewski possède un niveau supérieur à ces quatre-là, ce sera très prometteur.

La venue de Luciano Spalletti est-elle possible ?

Le nom de Luciano Spalletti a récemment été associé au Zenith St Petersburg, et bien que les probabilités de le voir nommé sélectionneur de la Pologne restent faibles, celles-ci ne sont pas nulles. Tout simplement parce que Zbigniew Boniek – ancien joueur de la Roma – a pris contact avec Spalletti, le jour même de sa démission du club de la Louve. Outre les politesses d’usage, ils ont discuté brièvement de ce poste de sélectionneur. Spalletti, dont les pourparlers avec le Zenith étaient déjà bien avancés au moment de cette discussion, a décliné l’offre mais n’a pas complètement fermé la porte. Alors, quels sont les arguments valables pour croire en une telle nomination ?

Luciano Spalletti

Luciano Spalletti

Tout d’abord, sur le plan des structures, on sait tous que la Pologne organisera l’Euro 2012, et que jouer une telle compétition à la tête de l’équipe organisatrice est toujours un sentiment spécial. Au niveau financier, le problème ne sera posera sûrement pas. La PZPN, via Grzegorz Lato, a déjà expliquée qu’elle mettrait le paquet pour trouver un entraîneur parfait. Le mot d’ordre est que l’Euro doit être une réussite tant sur le plan organisationnel que sportif. Le premier point étant sur la bonne voie, nul doute que si un entraîneur de gros calibre accepterait un éventuel accord, les arguments financiers seraient revus nettement à la hausse. Rappelons que Leo Beenhakker touchait déjà dans les 40.000€ mensuels, ce qui représente un joli salaire pour un sélectionneur national.

De façon réaliste, le seul hic pourrait être le point de vue sportif. La Pologne possède une équipe assez démotivée, ses meilleurs joueurs évoluent au Celtic ou des clubs de second rang Allemands ou Grecs, et aucun leader technique ne semble se démarquer. De plus, l’expérience que possèdent certains de ces joueurs, à l’instar de Marcin Żewłakow ou Artur Boruc, a rarement été mise à profit, surtout ces derniers temps. Mais ne serait-ce pas là un motif de challenge ? On peut rêver.

Quel successeur pour Leo Beenhakker ?

Fédération Polonaise de Football

Fédération Polonaise de Football

Alors que les médias vont certainement élaborer un chapelet de nouveaux sélectionneurs potentiels, Grzegorz Lato lui, va devoir en trouver un, et un seul. Comme il l’a déjà déclaré, un intérimaire devrait rapidement être nommé. Mais si les choses se passent bien, alors, pourquoi ne pas le conserver en vue de l’Euro qui se jouera à domicile ?

Car pendant près de 3 ans, la Pologne ne jouera quasiment que des matchs amicaux – rappelons que l’organisation d’un Championnat d’Europe abroge le droit à son (ou ses) organisateur(s) d’être qualifié directement. Le travail de ce nouveau sélectionneur sera donc d’analyser les problèmes avec les joueurs qui resteront, de trouver des remèdes efficaces et de préparer l’équipe au mieux. En somme, il aura énormément de travail en reprenant un chantier si vaste.

Pour Zbigniew Boniek, ancienne gloire de la Roma, de la Juventus et du Widzew Łódź, le candidat idéal est Jerzy Engel, qui connaît bien la maison puisqu’il a été sélectionneur entre 2000 et 2002. Les paroles du natif de Bydgoszcz auront-elles un poids dans la décision de son ex-coéquipier Grzegorz Lato ?

Leo Beenhakker évincé ?

Les derniers résultats – décevants – de la sélection Polonaise se font à peine ressentir, que la presse annonce déjà la possible éviction de Leo Beenhakker de son poste de sélectionneur national. D’après les journalistes, une défaite ce mercredi à Maribor confirmerait cette décision, si le Néerlandais ne décide pas de démissionner.

Si le poste venait à se libérer, Beenhakker serait remplacé par Franciszek Smuda, actuellement entraîneur du Zagłębie Lubin. Notons que Smuda était déjà l’un des favoris pour décrocher la place, en 2000, mais c’est finalement Jerzy Engel qui avait été choisi pour diriger la sélection.

Staypressed theme by Themocracy