Zbigniew Boniek est récemment monté au créneau pour promouvoir un jeune talent qui sévit actuellement en Serie A : Błażej Augustyn. Ce défenseur central de 22 ans, dépassant le mètre 90, évolue actuellement en Serie A dans le club sicilien du Catania Calcio. Et il a réussi à s’y imposer de fort belle manière, lentement mais sûrement, au milieu d’une colonie très latine (11 argentins, en plus des Italiens).

Błażej Augustyn
Né à Strzelin le 26 janvier 1988, Augustyn débute sa formation au Śląsk Wrocław en 2003, avant de la poursuivre un an plus tard à l’UKS Łódź. Repéré par Bolton dès l’intersaison 2005, il s’envolera pour l’Angleterre, où il signera un premier contrat professionnel, mais sans disputer la moindre rencontre. Augustyn quitte les Wanderers et revient sur sa terre natale en 2007, au Legia Warszawa. Il n’y jouera que 4 rencontres en 2 ans. C’est alors que le club italien de Rimini (Serie B) s’intéresse à lui et obtient un prêt en bonne et due forme. Sa saison 2008-2009 sera ponctuée par 6 titularisations. C’est alors que le Catania décide de l’acheter.
Sa première saison ne se déroule pas mieux que la précédente (7 rencontres), mais il découvre l’un des plus grands championnats d’Europe et peut enfin profiter d’installations de haut niveau pour progresser. Actuellement, il s’impose comme un pilier de la défense sicilienne, ce qui constitue d’ailleurs l’un des arguments de Boniek. « Comment est-ce possible que le seul Polonais titulaire en Serie A ne le soit pas dans sa sélection ? », explique-t-il, avant d’ajouter que « ce garçon est excellent sur le plan tactique. Il est toujours derrière le ballon, fait de bonnes relances et possède une bonne technique. Il est aussi très fort sur le plan physique et sur ses capacités athlétiques ».
A l’heure où le plus gros chantier de la sélection polonaise se trouve être le secteur défensif, Smuda n’aurait rien à perdre à tester un joueur qui s’impose dans un championnat reconnu – certes, en perte de vitesse – pour sa rigueur tactique. Une piste qui mériterait d’être étudiée sérieusement !

Jakub Błaszczykowski buteur
La sélection A s’est imposée ce soir 2-0 face à la Bulgarie, dans un match qu’elle a globalement dominé. Procédant à de belles phases de jeu par à-coups, l’équipe a tout de même montré ses limites sur le plan défensif. Les attaquants bulgares n’étaient pas dans une forme reluisante, sans quoi la sanction aurait pu tomber rapidement. En revanche, offensivement, nous avons pu observer un certain potentiel, avec des joueurs talentueux comme Obraniak ou Błaszczykowski pour dynamiser le secteur. Au final, cette base polonais pourrait montrer des choses intéressantes si elle avait une certaine assise défensive et un meilleur contrôle des relances. Les buts, eux, ont été inscrits par Jakub Błaszczykowski en première période, puis par Robert Lewandowski en seconde.
La sélection espoir a brièvement espéré sur les terres néerlandaises. Ouvrant le score par Cetnarski (22′), les Pays-Bas n’auront égalisé qu’à l’heure de jeu, pour ensuite rajouter 2 buts. Kiełb(79′) recollera au score pour finir sur un 3-2. Dommage, le point du match nul n’était pas loin.

La sélection polonaise
Deux rencontres sont programmées ce soir pour nos sélections nationales, et celles-ci concernent les sélections A et espoirs. Tout d’abord, les séniors polonais évolueront à domicile face à la Bulgarie pour un match amical au Stadion Polonii Warszawa. Plusieurs joueurs sont arrivés en retard pour le regroupement en Pologne, notamment ceux ayant participé à des rencontres de championnat dimanche dernier. Ludovic Obraniak, étant dans ce cas et arrivé légèrement grippé, est incertain. Quant à Tomasz Kuszczak, il s’est montré plutôt confiant, expliquant que « Les Bulgares ont des stars comme Dimitar Berbatov et Martin Petrov, mais nous savons aussi jouer au ballon. Chacun jouera à 100%. Si un joueur de football donne tout, il peut arrêter n’importe qui, de Berbatov à Rooney en passant par Cristiano Ronaldo. » Vision très optimiste de la situation.
Pour ce qui est des espoirs, ils joueront un match important sur le terrain des Pays-Bas, comptant pour les qualifications à l’Euro 2011. Rappelons que nos jeunes sont 3e de leur poule (sur 5), relégués à 6 points des Néerlandais, et 3 des Espagnols. Tout autre résultat qu’une victoire compromettrait nos chances de qualification.

Anselmo Vendrechovski Junior dit Juninho
Un second Brésilien dans la sélection polonaise ? Après Roger Guerreiro, ce pourrait bien être une réalité. En revanche, sa situation est quelque peu différente du premier ; on peut même y trouver un antécédent : Filipe Luís Kasmirski. Leur point commun ? Être Brésiliens membres de la diaspora polonaise. Mais Kasmirski avait, à l’époque, refusé de jouer pour la Pologne.
Pour en revenir à ce mystérieux joueur, il s’agit d’Anselmo Vendrechowski Junior – dit Juninho. Né à Wenceslau Braz (une ville brésilienne baptisée par des pionniers polonais), défenseur de formation, il a joué à Botafogo, Coritiba et São Paulo avant de s’envoler pour la Corée du Sud en janvier 2010, ou il a rejoint son club actuel, les Suwon Bluewings. Défenseur central de formation, il n’a jamais réussi à s’imposer au plus haut niveau continental, mais était titulaire indiscutable dans des équipes de bonne facture.
Si ses clubs reflètent certainement un niveau moyen, les dirigeants de la PZPN eux semblent avoir un avis moins tranché. En tout état de cause, il serait la cible de l’Association afin d’envisager une naturalisation et donc, la possibilité de le sélectionner avec les Biało-czerwoni. Apparemment, le rythme des naturalisations s’accélère, et tout est fait à ce niveau-là pour que la Pologne ait un choix maximal en vue de l’Euro 2012. La question est maintenant de savoir si le joueur désire porter ce maillot et si oui, souhaite-t-il réellement le faire par amour du maillot ?

Eugène Polanski
Franciszek Smuda, le sélectionneur national, se déplacera le 19 février prochain en Allemagne, à Mayence, pour le match contre le FC Cologne. Le but est de superviser Eugen Polanski, un jeune milieu de terrain de 23 ans possédant la double-nationalité germano-polonaise. « Je ne l’ai jamais vu jouer, mais les observateurs m’ont conseillé d’aller le voir. C’est pourquoi je me rends à ce match le 19″, a expliqué Franciszek.
Eugen Polanski est né à Sosnowiec, non loin de Katowice. Ses parents et lui ont déménagé en Allemagne alors qu’il n’avait que 2 ans. Récupérateur de formation, il a débuté sa carrière au Borussia Mönchengladbach, pour qui il a joué une centaine de rencontres en 5 saisons. Puis il a signé à Getafe, en Espagne, où il a évolué une saison avant de revenir en Allemagne, sous forme de prêt, à Mayence. Entre-temps, il a également évolué avec la sélection espoir allemande.
Un journaliste allemand a d’ailleurs tenu a expliquer son point de vue sur le joueur. « Cette saison il n’a joué que 8 matchs, marquant un but. ‘Kicker’ lui attribue une note de 4/6*, et il a récolté un 5 lors de la dernière rencontre, perdue 3-0 face au Bayern. Il est en petite forme et ne conviendrait qu’à très peu d’équipes. Il traîne une blessure depuis plusieurs mois. Je me souviens de lui, à Mönchengladbach, il a démontré qu’il était capable de faire de belles choses. Mais peut-il jouer pour la sélection allemande ? Je ne pense pas. »
* En Allemagne, 1 correspond à la meilleure note, et 6 à la plus basse. 4 est donc en-dessous de la moyenne.