Catégorie : Fédération Polonaise (PZPN)

Un Brésilien d’origine polonaise en ligne de mire

Anselmo Vendrechovski Junior dit Juninho

Anselmo Vendrechovski Junior dit Juninho

Un second Brésilien dans la sélection polonaise ? Après Roger Guerreiro, ce pourrait bien être une réalité. En revanche, sa situation est quelque peu différente du premier ; on peut même y trouver un antécédent : Filipe Luís Kasmirski. Leur point commun ? Être Brésiliens membres de la diaspora polonaise. Mais Kasmirski avait, à l’époque, refusé de jouer pour la Pologne.

Pour en revenir à ce mystérieux joueur, il s’agit d’Anselmo Vendrechowski Junior – dit Juninho. Né à Wenceslau Braz (une ville brésilienne baptisée par des pionniers polonais), défenseur de formation, il a joué à Botafogo, Coritiba et São Paulo avant de s’envoler pour la Corée du Sud en janvier 2010, ou il a rejoint son club actuel, les Suwon Bluewings. Défenseur central de formation, il n’a jamais réussi à s’imposer au plus haut niveau continental, mais était titulaire indiscutable dans des équipes de bonne facture.

Si ses clubs reflètent certainement un niveau moyen, les dirigeants de la PZPN eux semblent avoir un avis moins tranché. En tout état de cause, il serait la cible de l’Association afin d’envisager une naturalisation et donc, la possibilité de le sélectionner avec les Biało-czerwoni. Apparemment, le rythme des naturalisations s’accélère, et tout est fait à ce niveau-là pour que la Pologne ait un choix maximal en vue de l’Euro 2012. La question est maintenant de savoir si le joueur désire porter ce maillot et si oui, souhaite-t-il réellement le faire par amour du maillot ?

Listkiewicz inculpé par le parquet de Wroclaw

Michał Listkiewicz

Michał Listkiewicz

Dans la lignée de son combat contre la corruption au sein de son Association, la justice polonaise continue à faire le ménage. Cette fois, c’est Michał Listkiewicz, Président de la Fédération Polonaise de Football entre 1999 et 2008, qui a été inculpé par le parquet de Wroclaw. Les autorités du pays lui reprochent notamment le transfert frauduleux d’une grosse somme d’argent (près de 2 millions d’Euros) au club du Widzew Łódź.

Listkiewicz, lui, se défend des accusations portées à son encontre, qu’il qualifie d’allégations. « Je suis tout à fait innocent, car rien n’a encore été prouvé. Ce sont des allégations. Je suis convaincu, dans mon esprit, que cette affaire sera classée sans suite. » Et pourtant, il ne s’était pas présenté à sa première convocation, chose qu’il justifie par des voyages. « J’ai bien eu un appel du bureau du procureur il y a quelques temps, mais j’étais parti en Egypte, au Costa Rica puis au Nigéria. » Il s’est donc présenté ce matin à Wroclaw pour une entrevue avec le procureur. Listkiewicz n’a pas voulu en dévoiler les détails, mais il semblait plutôt confiant à sa sortie. Il a expliqué avoir donné toutes sortes d’explications et promis qu’il était fin prêt pour le prochain rendez-vous, auquel il ne manquera pas de venir.

Enfin, insistant sur le fait qu’une personne est innocente tant qu’elle n’a pas été jugée coupable, Listkiewicz a conclu son entrevue avec les médias polonais en leur demandant une petite faveur …  « S’il vous plaît, écrivez bien Listkiewicz et pas Michał L.’. Aux dernières nouvelles, je suis un homme innocent ! »

Le football Polonais a besoin d’une révolution

Leo Beenhakker

Leo Beenhakker

Tels sont les mots de l’ex-sélectionneur de la Pologne, Leo Beenhakker. Si la chose paraît évidente, le technicien néerlandais ne se contente pas de ces quelques mots et donne bien volontiers une explication. Sa vision des choses. « Qu’est-ce qu’il manque aux Polonais pour faire partie du Top 10 Européen ? Des structures et de la formation. Il n’y a pas de pénurie de talents en Pologne, soyez-en certains. Mais ces jeunes sont mal informés, et mal guidés. Il faut aussi former de jeunes entraîneurs au haut niveau. »

Selon lui, le problème viendrait également de certains anciens qui rechignent à laisser leur fauteuil. « Je ne crois pas qu’Antoni Piechniczek [vice-président de la PZPN] et Jerzy Engel [Responsable de la formation] soient prêts à une révolution. Leur seul objectif est de survivre dans ce milieu. Ils ne souhaitent rien changer car dans le football moderne, ils n’ont pas leur place. Ils ne seraient pas en mesure de se maintenir. »

Des propos qui ont le mérite d’être francs. Un pavé dans la marre ?

Franciszek Smuda, présentation du nouveau sélectionneur

Franciszek Smuda

Franciszek Smuda

Son nom circulait depuis quelques temps déjà, voilà que l’officialisation arrive : Franciszek Smuda est le nouveau sélectionneur national de la Pologne. Alors que Lato annonçait la forte probabilité d’un étranger – notamment Luciano Spalletti, ou encore Alberto Zaccheroni – c’est finalement Smuda qui a été choisi. Officiant dans le monde des entraîneurs depuis 1983, soit plus de 26 ans, son expérience et ses principes sans failles ont séduit la commission chargée d’établir le profil du successeur de Leo Beenhakker. Petite présentation.

Franciszek Smuda n’a pas connu une grande carrière de joueur. Son meilleur club, il le connaîtra entre 1975 et 1977, évoluant pour le Legia Warszawa. Très peu prisé en Pologne, il s’envolera dès la saison suivante pour les Etats-Unis, puis terminera sa carrière en 1982, en Allemagne, au VfR Coburg. Il s’agira également du club qui sera le point de départ de sa carrière d’entraîneur. Le destin semble plus clément avec ses qualités de technicien, puisqu’il mènera au succès ce club de 3e division.

Franciszek Smuda

Franciszek Smuda

Dès 1989, il s’envole pour la Turquie où il entraînera successivement deux clubs locaux avant de revenir en Allemagne. Puis c’est le grand retour en Pologne, lorsqu’il prend les rennes du Stal Mielec. La reconnaissance arrive enfin : le Wisła Kraków, le Widzew Łódź et le Legia Warszawa – club dans lequel il a joué – l’enrôleront chacun à leur tour. Entre 2006 et 2009, le Lech Poznań fera également appel à lui pour redresser la barre, sans grand succès, malgré un titre qui lui tendait les bras lors de la saison dernière. D’une manière générale, Smuda est un entraîneur plein de principes qui aura connu un certain succès lorsque ses collègues lui font confiance. Ainsi, lors de la saison 1995/96 avec l’équipe de Łódź, il remportera l’Ekstraklasa sans avoir perdu une seule rencontre.

Le vice-Président de la PZPN, Antoni Piechniczek, dit de Smuda qu’il est un entraîneur charismatique ; une forte personnalité qui sait motiver et trouver la bonne communication avec ses joueurs. Sa tâche sera donc de former un groupe compétent pour l’Euro 2012, de sélectionner les bons joueurs et de bâtir un grand projet pour la compétition. En ligne de mire : être qualifié au terme des matchs de poule. La tâche s’annonce compliquée, et de l’aveu de ce même Piechniczek, le travail de Smuda sera contrôlé de façon permanente.

Nouveau sélectionneur connu le 3 novembre

La PZPN a déclaré que le prochain sélectionneur nationale serait connu, au plus tard, le 3 novembre. Celui-ci ferait donc ses débuts 11 jours plus tard, lors de la réception de la Roumanie, en match amical. La liste des candidats est longue – on parle d’une quinzaine de noms, dans les médias, dont le Suèdois Lars Lagerbäck, le Français Jean Tigana ou encore l’Italien Luciano Spaletti. Principalement des étrangers, mais la porte n’est évidemment pas fermée aux locaux, puisqu’il se murmure que Stefan Majewski pourrait également être reconduit jusqu’à l’Euro, en 2012.

Grzegorz Lato

Grzegorz Lato

Toujours selon des rumeurs, l’Association ne serait pas non plus très active quant à cette recherche. Ne ratissant pas beaucoup parmi les entraîneurs possibles, elle serait plus un acteur passif, et attendrait simplement les candidatures. « Nous sommes en attente jusqu’à la fin de la semaine pour les candidatures. Des Polonais, mais aussi des étrangers. » A expliqué Jerzy Engel, directeur de la PZPN. « Lundi, j’ai reçu des appels de trois agents d’entraîneurs étrangers. Mais ils ne voulaient pas mentionner leur nom pour l’instant. »

Par ailleurs, la commission chargée d’étudier les profils en a déjà rejeté quatre. Il s’agit de l’Allemand Lothar Matthäus, du Nord-Irlandais Lawrie Sanchez, de l’Espagnol Javier Clemente et de l’Italien Alberto Zaccheroni. Certes, il ne s’agit pas de la crème des managers, mais la PZPN viserait-elle si haut ? Si le successeur de Majewski possède un niveau supérieur à ces quatre-là, ce sera très prometteur.

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